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Le PS donne lundi le coup d'envoi des débats de son Congrès de novembre avec la présentation d'un projet de "déclaration de principe" destinée à définir l'identité des socialistes du XXIe siècle et à réviser une charte de "teneur marxiste" remontant au Congrès d'Epinay de 1971. Le projet, en 21 articles, a été adopté par consensus au cours de plusieurs réunions regroupant toutes les sensibilités du parti, a indiqué à l'AFP l'eurodéputé fabiusien Henri Weber qui, avec l'historien du PS Alain Bergounioux, secrétaire national aux études, présente lundi le texte à la presse. La "déclaration de principe" sera soumise au débat et au vote des militants pour adoption à la Convention du PS du 14 juin. Il s'agit de la première phase de la préparation du Congrès (7 au 9 novembre). "La déclaration de principe définit l'identité socialiste: ce qu'est être socialiste en ce début de XXIe siècle, quelles sont les valeurs dont les socialistes se réclament, quels sont les grands objectifs et les moyens retenus pour les réaliser", souligne Henri Weber. La première déclaration de principe datait de 1971 (Congrès d'Epinay) et "était de teneur marxiste", selon lui. Rédigée par Jean-Pierre Chevènement, elle était axée autour du "tryptique: nationalisation, planification, autogestion". "C'était après 68, le fond l'air était rouge!", se souvient Henri Weber, ancien leader de mai. Cette déclaration avait été revue en 1990 au Congrès de Rennes qui avait atténué sa radicalité en définissant "les moyens de la réforme au service des idéaux révolutionnaires". Cette fois, la révolution n'est plus à l'ordre du jour. "Les objectifs relèvent de l'humanisme socialiste", souligne M. Weber. Il s'agit de la "transformation sociale par voie réformiste", précise M. Bergounioux. Quant à l'écologie, "elle entre dans la plupart des articles", souligne M. Weber. Le texte a été débattu lors de réunions regroupant notamment François Rebsamen (proche de Ségolène Royal), Stéphane Le Foll (directeur de cabinet de François Hollande), Pascal Cherki (emmanuelliste), le strauss-kahnien Jean-Christophe Cambadélis, et Jean-Luc Mélenchon de l'aile gauche du parti. Il a été adopté par un "consensus à 98%", souligne M. Bergounioux, seul Jean-Luc Mélenchon émettant des réserves sur l'article concernant l'Europe. "Les socialistes ont des désaccords sur des politiques concrètes ou même sur ce que doit être un PS aujourd'hui, mais sur l'identité socialiste, il n'y a pas de désaccords", se réjouit M. Weber. Il rappelle que tous les partis socialistes européens ont des textes du même type: le SPD allemand a même "un programme fondamental, distinct de son programme de gouvernement". Par ailleurs, cette charte de base pourrait permettre de commencer le congrès sur une note unanime. Un deuxième projet, portant sur les statuts du parti, devrait être présenté prochainement pour adoption en juin, mais il risque d'être plus polémique. Source : AFP

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POLITIQUE

Royal dénonce "le régime de mépris généralisé" de Sarkozy

Ségolène Royal a dénoncé "le régime de mépris généralisé" de Nicolas Sarkozy, estimant qu'un éventuel rejet du projet de réforme des institutions lundi au Congrès de Versailles serait un "échec du pouvoir en place" qui a cru "pouvoir acheter des parlementaires".

"On pourra simplement parler d'un échec du pouvoir en place qui a cru pouvoir acheter des parlementaires ou faire pression sur eux pour faire adopter un texte médiocre", a affirmé l'ex-candidate à la présidentielle dans une interview au Parisien Aujourd'hui en France à paraître dimanche.

Elle a qualifié la méthode de Nicolas Sarkozy de "régime du mépris généralisé, qui produit une déchirure institutionnelle, sociale et humaine".  

Selon elle, le fait que le président évoque un remplacement de François Fillon en 2009 est "un manque de respect et une incroyable désinvolture de la part du chef de l'Etat vis-a-vis de son Premier ministre".

"Tout le monde est malmené, a-t-elle ajouté en citant la justice et le Parlement "qui ne sont pas respectés" et les syndicats qui "sont piétinés".

Mme Royal a ironisé, par ailleurs, sur les propos de Nicolas Sarkozy qui a dit "Ségolène Royal est vraiment trop! Si elle n'existait pas, il faudrait l'inventer". "Il a dû faire un lapsus, il a dû penser: elle est vraiment top, si elle n'existait pas elle manquerait beaucoup", a plaisanté Mme Royal ajoutant: "A ce niveau d'agressivité de la droite, je fais le choix de l'humour".

Revenant sur "la mise à sac" de son domicile, elle s'est dit "très étonnée que l'Elysée ait diffusé à la presse de fausses informations". "Le procureur de la République doit rester le seul habilité à communiquer" sur ce sujet, a-t-elle prévenu.

 Veuillez trouver ci dessous les articles portant sur le CN de samedi avec quelques verbatims importants

 



Les points qui ressortent:

1) L'absence de M. Aubry et S. Royal au moment du vote et du discours de F. Hollande
=> Analyse: Fabius et M. Valls étaient totalement absents, JL Melanchon a pour sa part claqué la porte dans une théatralité bien orchestée avec les représentants au CN de PRS

2) L'isolement "hors du premier rang" de S. Royal et l'aspect arrivée orchestrée
=> Analyse: Respecter les militants, et en l'occurence le premier secrétaire, en ne perturbant pas leur arrivée me semble peu critiquable surtout si on compare à l'interruption fort peu appréciée de DSK lors du dernier CN

Les informations à noter
:
1) M. Aubry présente avec le Nord et le Pas de Calais (axe de comm) sa contribution le 25 juin prochain
2) F. Hollande fait massivement signer sa propre contribution (intox?) avant le 2 Juillet


------------------------
Revue de presse:

Le Figaro:
http://www.lefigaro.fr/politique/2008/06/14/01002-20080614ARTFIG00519-dans-les-coulissesde-la-convention-du-ps.php
Verbatim:
"Royal et Aubry boycottent Hollande" (sous titre)
"Vient le discours de clôture de François Hollande, énergique quand il défend la Déclaration de principes du PS, «une réponse à l'offensive idéologique de la droite». Bertrand Delanoë l'écoute poliment quelques mètres devant, caché par les photographes. Pas Ségolène Royal, qui a déserté son siège bien avant le vote et l'intervention du premier secrétaire. Arrivée la dernière, elle était repartie la première une heure plus tard. Martine Aubry ? Partie, aussi."

Le Parisien: http://www.leparisien.fr/home/info/politique/articles/HOLLANDE-ROYAL-LE-MATCH-DES-CAMERAS_298566930
Verbatim: "A l'occasion de la convention nationale du parti socialiste, François Hollande et son ancienne compagne Ségolène Royal étaient, chacun, assaillis par les caméras. Impossible d'y échapper"

France2: http://info.france2.fr/france/44069102-fr.php
Verbatim:
"Plusieurs partisans du "non" à la Constitution de l'UE lors du référendum de mai 2005, étaient absents, à commencer par Laurent Fabius."
"Il y a une très grosse pression extérieure, notamment médiatique [pour un changement d'alliance] a dit Emmanuelli. Ce qui me préoccupe, c'est de sentir une complaisance à l'intérieur du parti" sur cette question, a dit le député des Landes."

AFP/L'Express: http://www.lexpress.fr/actualite/depeches/infojour/afp.asp?id=12295
Verbatim:
"Laurent Fabius, lui, était absent. Ségolène Royal, qui ne s'était pas assise au premier rang avec les autres ténors, dont François Hollande, s'est éclipsée avant le discours du premier secrétaire"
"Mais, selon son entourage, il a incité ses amis à faire signer "massivement" la contribution qu'il rédige pour la première étape du congrès, le 2 juillet"

Reuters/L'express: http://www.lexpress.fr/actualite/depeches/infojour/reuters.asp?id=73089
Verbatim:
"Ségolène Royal et Martine Aubry avaient quitté la salle des congrès bien avant le vote, laissant à leurs entourages le soin de distiller les dernières informations sur l'état de leurs forces et de leurs préparatifs."
"Samedi, (Ségolène Royal) a fait une arrivée très orchestrée, à pied, entourée d'une partie de son état-major. Au bout de l'allée pavée ou François Hollande parlait à la presse, sa voiture a attendu dix bonnes minutes que le premier secrétaire ait terminé pour la déposer."
"Je pense que plus personne ne peut penser être le sauveur universel" au Parti socialiste, renchérit Martine Aubry, qui tiendra une conférence de presse à Paris le 25 juin pour présenter sa contribution, avec le soutien des fédérations du Nord et du Pas-de-Calais."


LCI: http://tf1.lci.fr/infos/france/politique/0,,3878101,00-unite-facade-mais-royal-fond-salle-.html
Verbatim: "Tous étaient là, tout sourire, au premier rang, affichant leur amitié. Tous, sauf une. Ségolène Royal, arrivée après le début de la Convention,se disait serein. Mais les militants ne semblaient pas dupes. Elle s'est placée au fond de la salle. Et est repartie avant la fin du discours de François Hollande."

Total: quand Delanoë s'aligne sur Royal
Le maire de Paris, qui se dit «libéral et socialiste», a appelé hier soir à «taxer» les supers profits de Total…comme Royal samedi.
 
L’affrontement Royal-Delanoë, en vue de la succession de François Hollande à la tête du PS, prend des allures de guerre de position. Cette fois, il est question d’alignement. Samedi, lors d’un déplacement à Bordeaux, Ségolène Royal a appelé à «prélever les profits de Total, qui sont un bien collectif», afin d'investir «80% de ces profits dans les énergies renouvelables» et de «préparer l'après-pétrole».
Mais Bertrand Delanoë, ne voulant sûrement pas se laisser enfermer à la seule droite du PS, a choisi lui aussi de prendre pour cible Total. Invité hier soir du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI, il a aussi appellé à «taxer» l’entreprise. Tout en faisant dans la surenchère: «Total, ce n'est pas possible qu'ils se goinfrent» ainsi et «qu'ils gagnent à ce point de l'argent sur une crise terrible» sans que «d'une certaine manière on ne les taxe pas plus», a lancé le maire de Paris.

«Ils gagnent très bien leur vie et de mieux en mieux, surtout en ce moment», a encore insisté Bertrand Delanoë qui «croit normal» d'être «beaucoup plus offensif dans la redistribution» des plus-values, même s'il faudrait les «forcer un peu». «Il y a vraiment des prélèvements fiscaux à faire sur Total et pas que sur Total d'ailleurs», a souligné le socialiste, faisant valoir d'une manière générale que ces prélèvements étaient «l'un des instruments majeurs de la redistribution et de la justice sociale». Si Delanoë s’est venté  d’être socialiste et libéral, il laisse pour l'instant le <libéral> de côté.
Après AUBRY qu'il courtise, voilà ROYAL qu'il copie. Il sera candidat à la tête du PS, si c'est utile nous dit-il.  <-Qu'il se rassure....... ( chacun terminera cette phrase comme il l'entend)!

SEGOLENE PRESIDENTE...... UNE UTOPIE?

Serions-nous toutes et tous des flibustiers écumant l'océan socialiste? A n'en pas douter, nous écumons l'amer. Celui la même qui ne peut souffrir, allez donc savoir pourquoi, notre chère Ségolène.  Ils sont nombreux les grincheux et les grincheuses qui toussent au seul énoncé de ce prénom. Mais sont aussi nombreux, voire plus encore, celles et ceux dont le visage s'illumine dès qu'elle apparaît. C'est à celles là et à ceux là que je veux d'abord m'adresser. Que vous soyez encarté(e) Parti socialiste, ou simplement sympathisant(e) ce site et plus généralement le cercle de réflexion qu'il sert sont pour vous. Peu importe l'horizon d'où vous arrivez. Peu importe qu'en d'autres temps vous ne fussiez pas intéressé(e) par la politique. Tant pis, ou plutôt tant mieux, si vous avez l'esprit critique, et le verbe rebelle. Ce sont des qualités quand on veut faire avancer la Démocratie. Sans polémique excessive, je peux avancer comme une certitude, qu'à ce jour, Ségolène ROYAL inquiète nos instances fédérales. Sa volonté affichée de se porter à la tête du parti, ici comme ailleurs, agace les apparatchiks. Désirs d'avenir 64 et son site qui ont vu le jour dès avril 2006, regroupe des citoyennes et des citoyens qui ont foi en Ségolène ROYAL. Des hommes et des femmes de coeur, attaché(e)s aux valeurs fondamentales de la gauche, mais ouvert sur le monde moderne. Résolument décidé(e)s à conjuguer économie de marché et bien être de l'homme. Leur coeur à gardé ce sentiment de révolte qui forge et cimente tous les jours un peu plus leur engagement politique et civique. Pour autant, Désirs d'avenir 64 ne prône pas le < Grand soir >. Nous sommes un groupe de réflexion réaliste, Beaucoup d'entre nous sont socialistes, souvent encarté et servant le parti dans nos sections ou au sein de la fédération. Parmi les membres éminents dont a pu s'enorgueillir Désirs d'avenir 64 durant les primaires puis tout au long de la campagne, il me faut citer, Martine LIGNIERES-CASSOU, actuelle maire de PAU, et qui fût notre Présidente. A ces côtés la non moins illustre Nicole PERY, ministre sous le gouvernement JOSPIN ( Ha celui-là nous en reparlerons...) qui occupait les fonction de présidente d'honneur. Je ne citerai pas tous les élu(e)s qui nous ont rejoints.

ET VOUS?
Pourquoi ne pas nous rejoindre?


 Fidèle à sa conception d'origine, Désirs d'avenir 64 souhaite étoffer son réseau de comités locaux sur tout le département des Pyrénées Atlantiques. D'où l'idée de la < COMMUNAUTE DES SEGOLONAUTES PYR.AT. >. Bien sur le jeu de mots est facile. Mais il n'est pas tout à fait anodin. L'image du pirate est celle d'un individu rebelle, qui navigue au gré de ses envies. Si l'on excepte son goût prononcé pour les larcins, alors les membres de D.A.64 ont  un peu ce même profil. Un appétit de liberté. Bien sur je ne vous demande pas de nous rejoindre pour saborder le PS. Mais il est à noter que notre Ségolène n'a jamais été aussi loin dans les sondages que lorsqu'elle à su s'affranchir de l'appareil de Solférino. Et malheureusement, dès qu'elle à du subir sa rigidité, elle à chuté vertigineusement, jusqu'à en perdre l'élection. Désirs d'avenir 64 s'inscrit dans un juste compromis. Celui de respecter le parti et sa légitimité, sans pour autant lui obéir aveuglément. Dépoussiérer cette machine à perdre depuis 95, pour lui redonner l'éclat qu'elle mérite, voila la modeste mais acharnée contribution à laquelle s'astreint D.A.64.  Si l'aventure vous tente, vous êtes le-la bienvenu(e).  Sans entrave, avec respect et détermination vous pouvez apporter votre pierre à cet édifice, pour qu'en 2012, avec Ségolène, nous reprenions en mains  les affaires de ce pays.
Christian

REGARD DE LA PRESSE REGIONALE SUR LES <RECONSTRUCTEURS>

  LA REPUBLIQUE DES PYRENEES
Jean-Michel Helvig

"(...) Dans ce registre, les " reconstructeurs " font très fort en amalgamant des gens qui sur le plan de l'intégration européenne, de la conception de l'économie, du rôle de l'Etat et des syndicats dans la politique sociale, ou même des réformes de société, n'étaient d'accord sur pas grand chose jusqu'à ce qu'il y a peu. On attend toujours de voir ce sur quoi ils s'accordent désormais, sinon pour éliminer des rivaux dangereux. François Hollande qui n'est pas de l'opération, mais cherche aussi à neutraliser Ségolène Royal et Bertrand Delanoë, a au moins l'habileté, sinon la simplicité de poser de bonnes questions avant d'asséner de fausses réponses. C'est, à tout prendre, plus convenable que les propos fielleux de Martine Aubry à l'égard de Ségolène Royal qui, s'ils étaient exprimés dans la voix d'un homme, seraient à juste titre dénoncés comme méprisants et machistes."

LE MIDI LIBRE
Michel Noblecourt

"(...)La réunion des 'reconstructeurs' a été le rendez-vous des faux- semblants. Au-delà de quelques généralités sur le marché et la mondialisation, il s'agit d'un rassemblement hétéroclite où se retrouvent des partisans du oui et du non au référendum de 2005 sur l'Europe qui n'ont pas d'idée commune sur la rénovation du PS. Chaque sensibilité va présenter, fin juin, sa propre contribution avant d'envisager une éventuelle motion commune. Faux-semblant aussi sur le leader à opposer à Mme Royal ou à M. Delanoë. Mme Aubry a fait son retour au PS mais elle juge que son éventuelle candidature au poste de premier secrétaire est très prématurée. Les strauss-kahniens sont divisés. Pierre Moscovici, candidat déclaré, refuse d''adouber un troisième présidentiable'. Et Manuel Valls, absent de la réunion, plaide pour une relève 'générationnelle'. Point mort."

SUD-OUEST
Franck De Bondt

"(...) La participation à cette coalition de Martine Aubry -l'autre femme du PS qui est l' antithèse de Ségolène Royal- est une indication majeure. La maire de Lille ne cache pas sa détestation du style Royal, à qui elle reproche son égocentrisme et son populisme racoleur. Son moteur : retrouver au Parti socialiste la place que Ségolène lui a volée. Après une courte traversée du Nord, sa réélection triomphale à la mairie de Lille, fondée sur un bon bilan et un rassemblement extra-large autour de sa personne, l'a rassérénée. Si les " reconstructeurs " s'entendent pour couper la route aux deux échappés, Royal et Delanoë, ils ne sont pas encore prêts à rouler pour Martine Aubry. Pour l'instant, celle-ci ne jure que par le travail collectif de remise à jour du programme socialiste. Mais à l'heure des comptes, elle ne désespère pas d'incarner elle-même la rénovation, ainsi que cette " troisième voie " dont on sait seulement qu'elle devra être différente de celles qui ont conduit la gauche à perdre trois fois de suite l'élection présidentielle."

L'ALSACE
Patrick Fluckiger

"(...)D'ailleurs Martine Aubry a balancé quelques rafales en direction de Ségolène Royal et de Bertrand Delanoë, choisissant de faire un carton sur l'ordre juste de l'une et sur le " libéralisme " de l'autre, notamment. La Dame des 35 h a décidément une méthode bien à elle pour assurer la paix civile. Une méthode qu'il ne faut surtout pas enseigner aux casques bleus du Kosovo et du Liban, si on veut maintenir le calme dans ces régions ! Pierre Moscovici, qui est candidat déclaré au fauteuil de premier secrétaire - et membre du " pôle des reconstructeurs " au titre des amis de DSK - , s'est montré agacé par la médiatisation de la maire de Lille. Il voit poindre, non sans raison, le nez d'un " troisième présidentiable ". Et s'il n'y en avait que trois... Il va falloir d'urgence convoquer un conseil de sécurité pour pacifier les pacificateurs."

LIBERATION CHAMPAGNE
Jorge D'Hulst

"(...) Comme ni Ségolène Royal, ni Bertrand Delanoë ne semblent s'imposer auprès des militants socialistes, il existe un espace pour un troisième homme ou femme. Et Martine Aubry entend à l'évidence jouer un rôle de premier plan dans les mois à venir. Déjà, elle donne le sentiment d'être l'élément fort des reconstructeurs. De tous, c'est elle qui l'a nettement emporté hier à l'applaudimètre. Or, avant d'apparaître davantage au grand jour, elle avait déjà marqué des points en obtenant que le congrès du PS se déroule à Reims. Ce qui sera un avantage pour elle puisque cette ville est détenue depuis mars par une de ses proches, Adeline Hazan. Sauf que pour Martine Aubry prendre le PS ne voudra pas forcément dire acquérir un avantage décisif pour 2012. Car il serait étonnant, qu'au sein des reconstructeurs, Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn tirent un trait sur leurs ambitions."

LA REPUBLIQUE DU CENTRE
Jacques Camus

"Et si le "troisième homme" que se cherche avidement le PS pour échapper au duel Royal-Delanoë était, en fait, une "deuxième femme"? Autrement dit, Martine Aubry. Le nom de la maire de Lille se réinstalle avec de plus en plus d'insistance sur la scène nationale, sans qu'on sache vraiment s'il s'agit d'une nouvelle lubie médiatique ou d'un vrai "désir d'Aubry" au sein du parti. À moins que ce ne soit la fille de Jacques Delors qui éprouve un réel désir de PS. Le drame au sein de ce parti, c'est que les haines individuelles sont tellement fortes que plus personne ne peut bouger, au nom du collectif, sans être suspecté d'agir pour son propre compte. Et bien malin qui pourrait démêler le vrai du faux. Ainsi, la "journée d'échanges et de débats", organisée, hier, à Paris autour de Martine Aubry avec Laurent Fabius, Arnaud Montebourg et les strauss-kahniens, a-t-elle davantage ressemblé à une entreprise de démolition qu'à une ébauche de reconstruction. Derrière les grandes déclarations de principes invitant à "hisser haut les valeurs de gauche", on a plutôt distribué des coups bas.(...)"

LE JOURNAL DE LA HAUTE-MARNE
Patrice Chabanet

"(...)La réunion qui s'est tenue dimanche à Paris et qui a réuni les adversaires d'hier a déjà consacré le grand retour de Martine Aubry. Sa prise de parole a dépassé le cadre de la simple contribution militante. En quelques mots, elle a réglé son compte aux deux compétiteurs déjà en piste. Elle a plaidé pour un socialisme sans autre "épithète", une flèche pour Delanoë et son approche "socialiste et libérale". Elle s'est prononcée, avec la même vigueur, contre l'"ordre juste", cher à Ségolène Royal. En clair, même s'ils s'en défendent, les "reconstructeurs" du Parti socialiste sont à la recherche d'un leader. Tout simplement parce que pour s'opposer à Royal et Delanoë qui personnalisent le débat d'idées il ne suffit pas d'avoir un programme, mais une personnalité qui l'incarne. Qu'ils le veuillent ou non, les socialistes subissent aussi la nouvelle donne imposée par Nicolas Sarkozy. La politique s'exprime d'abord par la présence physique du leader, parce que réputée plus lisible et plus audible.(...)"

LA NOUVELLE REPUBLIQUE DU CENTRE OUEST
Hervé Cannet

"(...) Outre que le PS n'arrive toujours pas à définir ce qu'il devrait être (un grand parti de centre gauche, un grand parti ouvert aux vents de la gauche extrême ou un grand parti ni-ni, ni Bayrou, ni Besancenot), il est encore et toujours un enjeu de pouvoir personnel. Capable de s'allier les éléphants et les durs des 35 heures, à la fois deloriste, jospiniste et " fière d'être socialiste ", gestionnaire reconnue, régionaliste convaincue, européenne sans faille, Madame le maire de Lille a réussi [hier à Paris] un come-back somme toute inattendu. Et fait valider un indiscutable profil de présidentiable. Son enthousiasme retrouvé a d'ailleurs éclipsé les autres prétendants, séduits les militants et intéressé les médias. Mais au PS, l'histoire a enseigné qu'il convient de ne pas s'emballer. Et un, et deux, et trois candidats. Et à la fin du match, c'est toujours la droite qui gagne ?"

L'UNION
Jean-Michel François

"(...) Delanoë ou Royal ? La belle affaire, nous disent les nouveaux " reconstructeurs ", oublieux de leurs divergences européennes, qui veulent ¬ aujourd'hui ¬ sortir de cette alternative qu'on annonce inéluctable. Pour qui, pour quoi ? Qu'ont-ils à offrir de mieux ou de plus dans ce parti, où comme partout en France, chacun rêve de bâtir ou de reconstruire ? La maire de Lille, Martine Aubry, veut-elle profiter du congrès en terre amie (à Reims avec Adeline Hazan) et de la mise à mort des 35 heures qu'elle a créées, pour fédérer une armée mexicaine afin de se positionner pour 2012 et prendre ainsi le relais que son père avait laissé tomber en 1995 ? Ce serait oublier bien vite l'appétit des seconds couteaux, les Valls et autres Moscovici qui n'ont pas envie de se laisser tondre l'herbe sur le dos. Et plus encore tous ceux qui ne sont pas sortis du bois, et qui attendent de pouvoir s'afficher en recours de la dernière heure."

Pour que nos victoires locales soient porteuses demain d’une victoire nationale !

LA SOLIDARITE SELON SARKOZY 

 

 

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De façon quelque peu systématique,, on compare souvent Nicolas SARKOZY, à NAPOLEON. Le plus souvent en raison de sa taille plutôt que de ses faits d’armes. En tout cas, puisqu’il est question de taille, n’omettons pas de parler de gabelle et de dîme.  Qui ne se souvient encore de ces noms, appris sur les bancs de l’école primaire, donnés aux taxes prélevées sur les paysans et les vassaux du moyen âge. Il s’agissait de prendre aux pauvres pour donner aux riches. SARKOZY a fait sien ce même principe, rendant ainsi la monnaie à ceux qui, du haut de leurs empires financiers, l’ont fait élire. Mais il a inventé un nouveau schéma de solidarité, il prend aux moins pauvres pour donner aux plus pauvres. C’est exactement ce qui se passe déjà avec les franchises médicales et ce qui se prépare avec le RSA, dont le financement serait en grande partie assurer par une redistribution de la prime pour l’emploi. Ce qui se trame aussi avec la remise à plat des prestations familiales. LA PETITE PHRASE DE Laurent FABIUS sur les bancs de l’assemblée, alors qu’il interpelait François FILLON sur le RSA et son financement. RSA dit monsieur Fabius ne signifiera bientôt plus Revenu de Solidarité Active, mais plutôt Revenu de Solidarité Absente. Car c’est bien de cela qu’il s’agit. Pourquoi toujours prendre aux moins nantis et absoudre d’obligations solidaires, voire même récompenser les plus riches. Ce précepte est pour le moins choquant. Certains parlent de l’ère SARKOZISTE qui marquerait l’histoire et devrait sortir le pays de son immobilisme. Si revenir à des principes féodaux est synonyme de progrès, c’est sans doute vrai. Une chose est sure, faites savoir de quoi vous avez besoin, SARKOZY et son gouvernement vous apprendront comment vous en passer.

Christian




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